Mon Agglo

Portrait : Julien Garin et Sophie Revel, quand les maths deviennent un tremplin

Rencontre avec Julien Garin et Sophie Revel, deux amoureux des mathématiques. A retrouver dans le magazine Mon agglo n°75 octobre-novembre-décembre 2025.
Publié le 21 octobre 2025

Julien Garin, élève de 5e à l’Institution Sainte-Jeanne-d’Arc de Melun a brillamment remporté la première place du Concours Kangourou 2025. Un concours national de mathématiques auquel l’établissement scolaire participe depuis de nombreuses années et qui s’inscrit dans son projet pédagogique de valorisation des mathématiques, porté notamment par Sophie Revel, enseignante et coordinatrice de matière. Rencontre avec deux amoureux de la discipline.

Julien, tu as terminé premier au Concours Kangourou 2025. Comment as-tu préparé cette compétition ?

J.G : L’an dernier, j’avais déjà obtenu un bon classement, mais cette fois, je voulais viser la première place. Avec mon père, on a fouillé les annales des années précédentes pour s’entraîner. L’objectif ? Me familiariser avec le format des questions, repérer les pièges classiques et surtout apprendre à gérer mon temps : 24 questions en 50 minutes, ça ne laisse pas de place à l’hésitation ! Ces séances d’entraînement m’ont aussi appris une chose : même quand on a des facilités, c’est la pratique qui fait la différence. Sans cela, je n’aurais pas progressé aussi vite.

À la suite de ton classement au concours, tu as été invité à participer aux Trophées Kangourou. Peux-tu nous en dire plus ?

J.G : C’est une compétition entre les dix premiers lauréats de chaque niveau (6e, 5e, 4e, 3e et Seconde) ayant participé au jeu concours Kangourou. J’ai donc concouru face aux dix meilleurs élèves de 5e issus d’établissements scolaires de toute la France et même d’établissements scolaires français de l’étranger. C’était un vrai défi, mais j’ai gardé confiance en moi. J’ai donné le meilleur de moi-même, et j’ai eu la chance de remporter la première place. Une expérience inoubliable, et une grande fierté de représenter mon collège !

Sophie Revel, l’Institution Sainte Jeanne d’Arc mise sur une approche plus ludique des maths. En quoi consiste votre projet pédagogique ?

S.R :Notre idée, c’est de démystifier les maths en les rendant accessibles et amusantes. Chaque année, on s’appuie sur la Semaine des Mathématiques (organisée par l’Éducation nationale) pour proposer des activités originales : un concours photo sur ce que les maths évoquent pour les élèves, un concours de dessin autour du nombre π, et bien sûr, des énigmes pour tous les niveaux. On organise aussi des séances de préparation au Kangourou.

Quel impact constatez-vous sur vos élèves ?

S.R : Le jeu change tout : les élèves deviennent plus confiants et moins stressés face aux erreurs. Ils osent davantage. Proposer des animations qui mêlent les mathématiques avec d’autres domaines permet de concevoir différemment la matière et les profils moins scientifiques peuvent ainsi trouver leur place. On insiste aussi sur le fait qu’on trouve des applications des mathématiques dans différents domaines : l’architecture, le sport… Puis, c’est un langage universel : un symbole mathématique a le même sens partout dans le monde. Enfin, à titre personnel, je continue de varier les approches de la matière jusque dans mes cours afin d’impliquer un maximum d’élèves, car ce qui fonctionne pour certains ne fonctionne pas forcément pour tous. Coloriages magiques, dominos, jeu du marchand, clips vidéo, supports de cours variés… j’innove constamment ! Mais il reste encore du travail à mener, notamment concernant les stéréotypes de genre qui entourent la discipline.

même quand on a des 
facilités, c’est la pratique 
qui fait la différence. 
Julien Garin


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