Melunaise, Geneviève Dogbé est la directrice et cofondatrice de Place D. Elle revient pour nous sur son parcours associatif et sur les motivations qui l’ont conduite à créer ce tiers-lieu éclectique, installé au 13 rue Notre-Dame à Melun. Un espace de convivialité qui vise à recréer du lien, à l’échelle locale, entre habitants et générations.

Quel a été votre parcours associatif et qu’estce qui a motivé votre engagement ?

Ma première expérience associative a été professionnelle plutôt que bénévole. Jeune diplômée, j’ai travaillé pour le réseau des Comités d’Éducation pour la Santé. Ce n’est que plusieurs années plus tard, à mon retour à Melun en 2015, que je renoue avec le milieu associatif. Une amie me fait découvrir l’association Alternatiba Sénart, qui oeuvre à la sensibilisation sur le dérèglement climatique. Avec eux, je participe à une édition des villages des alternatives et à plusieurs marches pour le climat, notamment à Melun. Je souhaite également m’investir dans la vie melunaise. Je me rapproche donc d’un groupe de citoyens, fondateurs de l’association Les Copains du Coin, axé sur l’animation festive et conviviale et le partage de connaissances entre les habitants de Melun et son agglomération. Avec eux, je participe à la création des ateliers de réparation, toujours actifs aujourd’hui, et je deviens présidente de l’association en 2020. Je crois que chacun a un pouvoir d’action ; j’ai découvert que le mien était celui de l’engagement de proximité.

Comment est née l’aventure Place D ?
J’ai voulu rapprocher mes valeurs citoyennes de ma vie professionnelle. L’idée d’un lieu de vie ouvert, à la croisée des mondes associatif, culturel et économique, s’est alors imposée. N’étant pas issue de l’entrepreneuriat, j’ai sollicité l’accompagnement de l’Atelier, le centre d’affaires de la Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine. Pendant près de trois ans, ce dispositif m’a aidée à appréhender la création d’entreprise et à concrétiser chaque étape du projet. Au fil de ce parcours, j’ai rencontré des personnes partageant les mêmes valeurs, avec lesquelles je me suis associée. Ensemble, nous avons défini l’identité de Place D, recherché un local et mobilisé des partenaires financiers. L’Agglomération a d’ailleurs soutenu notre projet en mobilisant des fonds européens pour la création d’espaces de coworking.

Comment définiriez-vous l’identité de ce lieu ?
Place D est un lieu pluriel, construit autour de quatre axes : la restauration, les activités socioculturelles, la communauté professionnelle et le bien-être. Le restaurant a été conçu comme une première porte d’entrée du lieu, tout en servant d’incubateur à de jeunes restaurateurs. Le restaurateur propose une cuisine faite maison élaborée à partir de produits de saison. Le volet socioculturel vise à favoriser les rencontres à travers la culture. Les intervenants organisent des cours (dessin, yoga, ateliers polyglottes, danse…), on met notre salle polyvalente à disposition des habitants qui souhaitent organiser une soirée concert, des expositions… On accueille toutes les idées et on propose notre aide pour les concrétiser. Côté communauté professionnelle, Place D offre un espace de coworking, des bureaux, des salles de réunion et des temps d’échanges conviviaux (cafés des coworkers, rendez-vous networking…). L’objectif est de créer un écosystème d’acteurs locaux qui partagent des valeurs communes et souhaitent faire vivre le territoire. Enfin, le bienêtre est présent partout : dans la restauration, les activités proposées, mais aussi à travers un espace dédié où exercent des praticiens en médecines douces.

Quels sont vos projets à venir ?
Bien que Place D se veuille intergénérationnel, nous peinons encore à toucher la jeunesse. Pour y remédier, nous avons récemment créé un club dédié aux adolescents, ouvert chaque mercredi après-midi de 14h à 17h. C’est un lieu d’expression libre, où les jeunes peuvent expérimenter, créer, échanger. Nous espérons pérenniser cette initiative.

Je crois que chacun a
un pouvoir d’action ; j’ai
découvert que le mien était
celui de l’engagement de
proximité.


Portrait : Julien Garin et Sophie Revel, quand les maths deviennent un tremplin
Portrait : Julien Garin et Sophie Revel, quand les maths deviennent un tremplin

Une centaine d’abonnés à la billetterie communautaire ont répondu présents pour la présentation de saison, qui se tenait ce jeudi 19 juin dans les locaux de la Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine.

Le Président Franck Vernin a salué le travail des services culturels et la richesse de la programmation.

Henri de Meyrignac, Vice-président élu à la culture ; a quant à lui rappelé les avantages de l’abonnement accessible à partir de 4 spectacles, et permettant de bénéficier de tarifs avantageux sur les spectacles.

Cette année encore, Melun, Le Mée-sur-Seine, Saint-Fargeau-Ponthierry, Vaux-le-Pénil et Dammarie-lès-Lys se sont associés à la Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine pour offrir une saison culturelle commune.

Une centaine de représentations qui mêleront théâtre, musique, danse, magie, expositions, et des spectacles jeune public.

Nouveauté, cette année la plaquette papier proposera aussi quelques spectacles dans les communes de La Rochette, Livry-sur-Seine et Seine-Port.

  • Mardi 9 Septembre
    Ma part d’ombre – Sofiane Chalal (Cultures urbaines)
    Salle Michel Dauvergne, Le Mée-sur-Seine
  • Samedi 13 Septembre
    Malcolm Potter 4ter (Musique)
    Les 26 couleurs – Saint-Fargeau-Ponthierry
  • Jeudi 18 Septembre
    The Jallies (Spectacle musical)

    La Ferme des jeux – Vaux-le-Pénil
  • Vendredi 19 Septembre
    Les Cata Divas (Spectacle musical)

    Espace Nino Ferrer – Dammarie-lès-Lys
  • Samedi 27 Septembre
    À l’occasion de l’inauguration du nouveau cinéma

    Melun

Bonne saison culturelle à tous !


Envie d’apprendre, de découvrir, de partager ? L’Université Inter-Âges (UIA) de Melun Val de Seine rouvre ses inscriptions dès le 17 juin pour l’année 2025-2026 !

Ouverte à toutes et tous, sans condition d’âge ni de diplôme, l’UIA propose plus de 100 activités : cours, conférences, ateliers, sorties culturelles… pour seulement 38 € par an (tarifs réduits disponibles).

Au programme cette année : sciences, arts, sport, informatique, cuisine, poésie… Et deux grands fils conducteurs :

  • L’écologie, avec des tables rondes interactives sur le climat
  • Les territoires, à l’honneur notamment dans les ateliers culinaire
  • Des tables rondes participatives sur des enjeux de société
  • Des ateliers informatiques du vendredi
  • Des thématiques autour de la santé et du bien-être : nutrition, mémoire, médecines alternatives, psychologie des couleurs…
  • Des sorties sensorielles et découvertes pour redécouvrir Paris autrement

Chaque année, près de 700 personnes rejoignent l’UIA pour cultiver leur curiosité et tisser du lien social dans une ambiance conviviale.

  • Sur place à l’UIA : 23 rue du Château à Melun (9h-12h / 14h-17h)
  • Par mail : uia@camvs.com
  • Par téléphone : 01 64 52 01 21
  • Pendant les portes ouvertes : samedi 6 septembre 2025
  • 38 € pour les habitants de l’agglomération Melun Val de Seine
  • 52 € pour les non-résidents
  • 10 € pour les bénéficiaires de minima sociaux
  • Gratuit pour les moins de 26 ans


Université Inter-Âges

Brochure UIA 2025_2026

Brochure UIA 2025_2026

PDF – 26,4 MB

Chaque année, l’Orchestre de l’Agglomération accueille de nouveaux musiciens, élèves de conservatoire de niveau 2e et 3e cycle ou amateurs de bon niveau.

La quatrième symphonie de Schumann : Majesté romantique et symphonique !

Rejoignez vite les rangs de l’orchestre Melun Val de Seine pour une expérience musicale et humaine unique, l’occasion de travailler dans des conditions idéales, l’un des sommets absolus du répertoire romantique.

Vous êtes violoniste, altiste, violoncelliste, instrumentiste à vent… vous avez un bon niveau et vous rêvez de jouer au sein d’un orchestre symphonique. Rejoignez l’Orchestre Melun Val de Seine !

Chaque année, l’Orchestre de l’Agglomération accueille de nouveaux musiciens, élèves de conservatoire de niveau 2e et 3e cycle ou amateurs de bon niveau.

Pour des musiciens passionnés, c’est l’occasion de travailler en profondeur et jouer sur scène les grandes œuvres du répertoire symphonique, sous la direction du chef d’orchestre Jean-Michel Despin, encadrés par des musiciens professionnels et accompagnés par un régisseur. Au programme de cette saison 2025-2026 : la monumentale quatrième symphonie en ré mineur de Robert Schumann, ainsi que l’impressionnant « Finlandia » de Sibelius !

Cette année, l’Orchestre Melun Val de Seine se produira dès le 7 décembre 2025 au Mas du Mée-sur-Seine, à la salle des 26 couleurs de Saint Fargeau au mois de mars 2026 et en juin 2026 à Rubelles. Pour préparer ces concerts, l’Orchestre répète tous les dimanches, en période scolaire, de 9h30 à 12h30, à l’auditorium du Centre Musical Henri Charny, au Mée-sur-Seine. Les répétitions commenceront le 7 septembre 2025.

En février, la Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine a inauguré trois nouveaux hébergements touristiques : Le Cottage et la Maison Jaune à Limoges-Fourches, ainsi que Les Myosotis à Maincy. Ces projets ont bénéficié du Fonds d’Aide aux Professionnels du Tourisme, mis en place par l’Agglomération.

Les Myosotis : Nous cherchions une idée pour valoriser une dépendance jusque-là utilisée comme espace de stockage. L’option d’un hébergement touristique nous est apparue comme une évidence, permettant à la fois d’accueillir des visiteurs de passage et de répondre aux besoins des nombreux professionnels du pôle industriel de Melun-Villaroche.
Le Cottage : Nous avons repris une propriété familiale en 2021. Le lancement d’une activité sur place faisait partie de nos objectifs. L’idée de gîte s’est rapidement imposée, avec l’envie d’offrir un lieu chaleureux et authentique. 
La Maison Jaune : L’idée de créer un gîte a pris forme naturellement, nourrie par notre intérêt pour le secteur du tourisme et de l’hébergement. Nous avons vu une belle opportunité en raison de son emplacement et du potentiel du lieu. Ce projet familial, porté par une maman et ses fils, a été une motivation supplémentaire où chacun apporte sa pierre à l’édifice.

Les Myosotis : L’aide de l’Agglomération nous a offert la possibilité de solliciter des artisans qualifiés, accélérant ainsi le chantier. Elle a principalement servi à financer le gros œuvre, l’isolation, ainsi que les installations électriques et sanitaires.
Le Cottage : Le soutien financier de l’Agglomération nous a permis de réaliser une rénovation complète du logement, qui ne comptait initialement qu’une seule chambre et une salle de bain. Nous avons repensé les espaces, créé une seconde chambre avec sa salle d’eau, et aménagé et sécurisé les extérieurs. 
La Maison Jaune : Elle nous a permis de financer la transformation d’une buanderie, portant ainsi à quatre le nombre de chambres, et de réaliser des aménagements extérieurs qui amélioreront le confort de nos hôtes.

Les Myosotis : Pour l’instant, nous nous consacrons à l’accueil de nos premiers locataires depuis l’ouverture des réservations en mars. Nous souhaitons par la suite renforcer la visibilité de notre gîte en collaborant avec l’Office de Tourisme Melun Val de Seine et la marque d’attractivité du Département « Seine-et-Marne, Vivre en Grand ! », tout en nous appuyant sur des plateformes de location comme Airbnb et Gîtes.fr. 
Le Cottage : Nous envisageons d’aménager deux autres gîtes. Mais au-delà de l’aspect immobilier, nous souhaitons structurer et professionnaliser notre activité en assurant une commercialisation efficace, un bon référencement et une expérience optimale pour nos visiteurs. Notre objectif est de contribuer à la dynamique touristique du territoire.
La Maison Jaune : D’abord, consolider l’activité à la suite de l’ouverture fin 2023. Ensuite, nous envisagerons des aménagements spécifiques pour attirer les visiteurs en hiver, comme des espaces chaleureux et des activités extérieures. Nous souhaitons également mieux intégrer la nature, en créant des espaces dédiés à la détente en extérieur et en proposant des expériences authentiques pour nos hôtes.


Fonds d’aide aux professionnels
Fonds d’aide aux professionnels

Novembre 2022
Création des Paniers de Fleurine

Début 2023
Ouverture du premier point de collecte chez un commerçant

Début 2024
Ouverture du dispositif aux entreprises

Comment vous est venu le projet Les Paniers de Fleurine ?
FT : Après plusieurs années passées dans le secteur social, notamment au sein du service d’hébergement d’urgence et d’accès au logement du SIAO de la Croix-Rouge, j’ai pu accompagner de nombreuses familles en situation de précarité. J’ai constaté qu’un grand nombre d’entre elles avaient un accès très limité à une alimentation variée et de qualité. Cette réalité m’a donné envie d’agir. En parallèle, mes contacts réguliers avec le secteur alimentaire, et plus particulièrement mes relations au marché de Rungis, m’ont convaincu de me lancer. En 2022, j’ai ainsi créé Les Paniers de Fleurine pour offrir une solution concrète et solidaire.

Quelles sont les spécificités du dispositif ?
FT : Les Paniers de Fleurine, ce sont des paniers de fruits et légumes proposés à tous les publics et à des tarifs solidaires : 10 € pour le petit panier et 20 € pour le grand. Maintenir ces prix accessibles est essentiel, car une simple augmentation pourrait exclure de nombreuses personnes. C’est d’ailleurs grâce à mon fournisseur, qui alimente de nombreux restaurants parisiens dont certains renommés, que cela est rendu possible. Il me fournit des produits destinés à être jetés, simplement en raison de petits défauts esthétiques. La lutte contre le gaspillage alimentaire, c’est ce qui fait aussi l’ADN de mon activité. Même les cagettes trouvent une seconde vie entre mes mains ! Et parce que je tiens à ce que la dimension solidaire soit présente à chaque étape du projet, j’ai fait le choix de solliciter les services d’ateliers et de chantiers d’insertion pour la production des paniers.

Comment organisez-vous les retraits des paniers en l’absence de local commercial ?
FT : Au début, les paniers étaient distribués directement depuis ma cour. Mais face à l’augmentation de la demande, j’ai sollicité des commerçants qui ont accepté de devenir des points de collecte. Aujourd’hui, le dispositif compte 7 points répartis en Seine-et-Marne, dont la boucherie Virginie Bruno et Cie à Saint-Fargeau-Ponthierry, partenaire depuis 2023. Certaines mairies participent également en mettant à disposition leurs locaux pour accueillir les collectes. Ces moments de distribution sont précieux : ils me permettent d’échanger avec les clients pour
leur prodiguer des conseils de consommation, mais aussi avec les bénévoles, dont le soutien régulier est indispensable.

Quels sont vos projets pour l’avenir ?
FT : J’ai de nombreuses idées en tête ! Tout d’abord, je souhaite diversifier le contenu des paniers en proposant, par exemple, un panier de fruits exotiques de qualité pour les occasions spéciales. J’aimerais également intégrer des portions de viande et de poisson, des produits qui, malgré leur coût, font eux aussi l’objet de gaspillage. Cependant, je suis encore en recherche de fournisseurs sensibles à ma démarche. Enfin, je travaille à consolider mon réseau de points de collecte et à poursuivre les partenariats avec des employeurs désireux d’offrir ce service à leurs salariés. Je prévois l’ouverture très prochaine de 2 nouveaux points de collecte (un commerce et une entreprise) en Essonne ! 

La lutte contre le gaspillage alimentaire, c’est ce qui fait aussi l’ADN de mon activité.
Fleurine Triguel


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