Un projet porté par l’OPAH-RU
Adresse emblématique du cœur de ville de Melun, la réhabilitation prévue du 41 rue Saint-Aspais s’inscrit dans le cadre de l’Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat – Renouvellement Urbain (OPAH-RU). Un programme ambitieux d’aménagement global du centre-ville de Melun, dans l’objectif de lutter contre l’habitat indigne, requalifier les espaces publics afin de réorganiser la circulation du centre ancien, et redonner du dynamisme au centre-ville de Melun.
Ce dispositif est financé par :
- La Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine ;
- La Ville de Melun ;
- L’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH).
La partie opérationnelle est assurée par la Société Publique Local (SPL) Melun Val de Seine Aménagement, qui propose un accompagnement dédié pour la définition et la réalisation de travaux visant à améliorer la qualité des logements et des immeubles.
La mobilisation d’un dispositif exceptionnel
Fait marquant, le 41 rue Saint-Aspais est le premier immeuble de Seine-et-Marne à avoir bénéficié du dispositif Traitement de l’Habitat Insalubre Remédiable ou dangereux et des Opérations de Restauration Immobilière (THIRORI) de l’ANAH.
Cet outil permet d’intervenir au mieux dans des contextes complexes et sur des opérations très déficitaires : mise en sécurité de l’immeuble, relogement, études…
Grâce à ce projet de réhabilitation, la librairie indépendante et centenaire de l’Escalier pourra demain accueillir à nouveau ses lecteurs dans un local rénové, plus accessible et sécurisé, et fidèle à l’identité du centre ancien.
POUR SUIVRE LE PROJET
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Une étape importante du renouvellement urbain à Melun
Mercredi 26 novembre 2025, Benoît Kaplan (Préfet délégué pour l’égalité des chances), Olivier Delmer (vice-Président de l’Agglomération en charge de l’équilibre social de l’habitat), Kadir Mebarek (maire de Melun) et Denis Jullemier (Président d’Habitat 77) se sont réunis, aux côtés d’anciens résidents, pour marquer le début de la démolition de la tour Lorient, située 13 square Lorient, dans le quartier Montaigu. Construite dans les années 1960 et comptant 112 logements, cette tour, malgré des travaux d’entretien réguliers, présentait des signes de vétusté avancée.
Cette déconstruction, qui va permettre de désenclaver le secteur, diversifier l’offre de logements et améliorer le cadre de vie des habitants, tout en renforçant l’attractivité du quartier. marque une étape importante de la mise en oeuvre du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU) sur le territoire de Melun Val de Seine.
L’Agglomération a accompagné les autres acteurs du Programme sur le relogement des anciens résidents : la majorité d’entre eux ont été relogés dans la commune de Melun (74%) ou dans l’une des 19 autres communes de la Communauté d’Agglomération (23%).
Le saviez-vous
Le NPRNU
La Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine est signataire de la convention du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) aux côtés de nombreux autres acteurs et sous l’autorité de l’Agence Nationale pour la Rénovation urbaine (ANRU). Il s’agit d’un projet de renouvellement urbain qui vise à réduire les écarts de développement entre les quartiers défavorisés et leurs unités urbaines et d’améliorer les conditions de vie de leurs habitants par des travaux de transformation du cadre de vie. Sur le territoire de Melun Val de Seine, sa mise en oeuvre se traduit par la démolition de 431 logements, la réhabilitation de 650 logements, la création de 210 logements, la requalification des espaces publics, la réhabilitation de 2 groupes scolaires et la reconstruction du centre commercial de Plein-Ciel. L’Agglomération intervient plus particulièrement sur la partie relogement des habitants en accompagnement des autres acteurs. Elle apporte également son concours financier au Programme.
Démolition de la tour Lorient
La réhabilitation d’un immeuble hors-du-temps
Construit entre la fin du Moyen Âge et le XVIe siècle, l’immeuble en copropriété du 8 rue du Four à Melun a fait l’objet d’une réhabilitation complète dans le cadre de l’OPAH-RU. Ce dispositif est porté par la Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine, la Société Publique Locale Melun Val de Seine et l’Agence Nationale de l’Amélioration de l’Habitat (ANAH).
Les travaux ont inclus un ravalement complet, la restauration des pans de bois, le remplacement des menuiseries et la mise aux normes du bâtiment. Ce chantier a été réalisé grâce à la mobilisation des copropriétaires, de l’architecte Paolo Sciortino, des entreprises intervenantes et des financeurs.
Cette action s’inscrit dans la continuité des chantiers financés par l’OPAH-RU pour lutter contre l’habitat indigne et participer à la revitalisation du centre-ville de Melun, à l’image de la réhabilitation du 41 rue Saint-Aspais à Melun.
Chiffres-clés
1.4M €
de travaux
190 000 €
de subventions de l’Agglomération
800 000 €
de subventions de l’ANAH
430 000 €
de financement des copropriétaires
Située à l’extrémité ouest de l’île Saint-Étienne, dans le cadre unique du Jardin Botanique, cette résidence emblématique amorce une transformation majeure, combinant restauration patrimoniale et transition énergétique.
Un investissement d’envergure pour un immeuble stratégique
Avec ses 36 logements répartis sur trois bâtiments, la copropriété nécessite un investissement total de 2,5 millions d’euros HT pour mener à bien cette transformation. Grâce à l’implication des pouvoirs publics et des dispositifs d’aide de la Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine et de l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH), près de 1,7 million d’euros de subventions seront mobilisés pour accompagner ce chantier ambitieux. Les copropriétaires, engagés dans l’amélioration durable de leur cadre de vie, contribueront à hauteur de 800 000€.
Des travaux au cœur de la transformation énergétique
Le programme de travaux s’attaque à une rénovation complète de l’immeuble, avec des interventions ciblées sur les principales sources de déperdition énergétique et d’usure structurelle (isolation thermique par l’extérieur, rénovation de la toiture et des parties communes, remplacement des menuiseries…).
Des objectifs ambitieux pour un avenir durable
L’objectif principal de ces travaux est de sortir l’immeuble de son statut de « passoire énergétique » (étiquette F) pour atteindre une étiquette C, garantissant ainsi une meilleure performance énergétique et un confort accru pour les résidents. Ces améliorations permettront une réduction significative des consommations énergétiques, allégeant ainsi les charges des occupants tout en valorisant le patrimoine immobilier.
Ces travaux qui débuteront en septembre 2025 pour une durée de 12 mois, marquent une nouvelle étape dans le renouveau de Melun. Les résidents bénéficieront d’un immeuble modernisé, sécurisé et respectueux de l’environnement, incarnant la réussite d’une mobilisation collective au service du bien commun.
Le saviez-vous
L’Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat-Renouvellement urbain est un programme d’aménagement global du centre-ville de Melun. Piloté par l’Agglomération par la Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine et et mise en œuvre par la Société Publique Locale d’aménagement Melun Val de Seine, ce programme a pour objectif de résorber l’habitat indigne, lutter contre la dégradation du parc immobilier et accompagner les copropriétés dans la mise en œuvre de travaux. Cette opération représente un investissement de presque 11 millions d’euros financée par la l’Agglomération Melun Val de Seine et l’Agence Nationale de l’Habitat (Anah).
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Le projet est évoqué depuis 2013 mais, cette fois-ci, le futur quartier Bords de Seine devrait bien sortir de terre d’ici dix ans. C’est la ferme volonté affichée par tous les signataires du traité de concession d’aménagement réunis le 25 mars 2024 à la mairie de Saint-Fargeau-Ponthierry.
« Proche de la route départementale 607, l’ex Nationale 7, et du réseau ferré, le site industriel Leroy s’est développé de 1912 à 1982 », a tout d’abord rappelé Séverine Félix-Boron, maire de Saint-Fargeau-Ponthierry. Ainsi, depuis des décennies, une friche industrielle occupe les bords de Seine, même si une première étape de requalification a eu lieu dès 2011 avec la transformation de l’ancienne usine Leroy en un espace culturel nommé Les 26 couleurs.
Un projet en concertation avec les habitants
Ces dernières années, sur l’ensemble de la friche industrielle, différents projets se sont succédé. « Les sites de Henkel et Leroy représentent plus de 41000 m2 » a détaillé Séverine Félix-Boron. Au gré des politiques successives, des objectifs de 800, 1 200 voire 1 500 logements ont ainsi été envisagés avant que la municipalité actuelle se positionne pour élaborer un projet plus équilibré, en concertation avec les habitants.
Des études ont démontré qu’il fallait traiter le projet dans sa globalité et privilégier les solutions proposant de la mixité dans le logement tout en répondant aux défis que sont l’emploi et l’équipement. « 595 logements seront construits, dont 405 sur le site Henkel. Un projet qui bénéficie d’un fonds friche de 3,5 millions d’euros et de 700000 euros d’aides de la Région » a poursuivi la maire.
« On ne construit plus comme il y a quinze ou dix ans, a expliqué Jean-Philippe Dugoin-Clément, vice-président de la Région Ile-de-France chargé du logement et de l’aménagement durable. D’autant que la loi Zan, zéro artificialisation nette, a considérablement changé la donne. C’est plus cher et plus contraignant. »
L’Agglomération sera au rendez-vous
« Le traité de concession signé aujourd’hui marque une étape importante pour notre communauté, en termes de reconquête de friches industrielles, d’habitat et d’activités », a ainsi souligné Franck Vernin, président de Melun Val de Seine.
En effet, ce projet est également d’intérêt communautaire et l’Agglomération sera au rendez-vous lorsque ses compétences seront sollicitées, notamment pour la création des réseaux d’eau potable et d’assainissement, l’aménagement des liaisons douces et le développement économique.
« Si, pour la commune, ce nouveau quartier sera un trait d’union entre le centre-ville et la Seine, pour l’agglomération, ce projet s’inscrit parfaitement dans son projet de territoire Ambition 2030 », a déclaré Thierry Ségura, président de la Société Publique Locale Melun Val de Seine Aménagement. « Un projet pour lequel la présence de partenaires est essentielle, avec 30 millions d’euros investis, 19 millions d’euros de recettes et de subventions et 11 millions d’euros supportés par la ville de Saint-Fargeau-Ponthierry », a-t-il poursuivi en indiquant que d’autres financements seraient possibles.
Un point confirmé par Jean-Philippe Dugoin-Clément : « Ce projet, sur un site exceptionnel, historique et patrimonial, et dans un écrin en bord de Seine, peut bénéficier d’aides en matière de logements sociaux ou de politique environnementale. Un contrat d’aménagement régional peut également être signé entre la commune et la Région, pour 1 million d’euros, ou 2 millions d’euros, s’il est signé entre la Région et la Communauté d’Agglomération. »