La Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine, qui gère l’assainissement des eaux usées et l’approvisionnement en eau potable, renforce son action et engage d’importants investissements, de 120 millions d’euros d’ici 2027.

Pour l’eau potable, il s’agit de rénover les réseaux, qui perdent 20% d’eau en moyenne, de réhabiliter et construire des réservoirs (Saint-Fargeau-Ponthierry, La Rochette, Montaigu à Melun) et de sécuriser l’approvisionnement de Saint-Fargeau-Ponthierry.

Pour améliorer la qualité de l’eau rejetée dans l’environnement, il est prévu d’étendre les capacités des trois grandes stations d’épuration de Saint-Fargeau-Ponthierry, Dammarie-les-Lys et Boissettes.

Pour financer ces grands travaux, les tarifs de l’eau et de l’assainissement évoluent dans 20 communes à partir du 1er juillet 2023, car les budgets annexes de l’eau et de l’assainissement doivent être à l’équilibre. L’impact sera donc différent selon les communes car elles ont géré l’eau potable jusqu’en 2019, avec des politiques tarifaires différentes.

La convergence vers un unique prix intercommunal pour un service égal se fera progressivement.

En 2023, le prix de l’eau (potable et assainissement) évoluera de – 0,7 % à 3,8% selon les communes. Soit une augmentation de 17€ en moyenne (avec un maximum de 23 €), pour une facture type de 120 m3 / an. Il sera répercuté sur la facture de rappel à la fin de l’année.


18

points de prélèvement

2

usines de traitement

18

réservoirs

610 km

de réseaux

14
millions
de m3

d’eau traitée chaque année


8

stations d’épuration

55

déversoirs d’orage

614 km

de réseaux

13,3
millions
de m3

d’eaux usées et pluviales traitées


Le SMITOM-LOMBRIC a pour projet de réaménager son site industriel de Vaux-le-Pénil.

Face à l’ampleur du projet, en novembre 2022, le Comité syndical du SMITOM-LOMBRIC a décidé d’engager une concertation préalable et de solliciter la Commission nationale du débat public (CNDP).

Aujourd’hui, cette concertation est ouverte depuis le 13 mars et le restera pendant six semaines, jusqu’au 24 avril. Ce temps du débat sera suivi de huit temps d ’échanges.

Concernant le projet, le SMITOM-LOMBRIC privilégie un réaménagement global du site de Vaux-le-Pénil. Elle a déjà engagé des études et des consultations pour choisir les opérateurs qui devront proposer sur du foncier appartenant au syndicat :

  • Une nouvelle déchèterie, pour tenir compte du développement des filières REP (Responsabilité élargie du producteur, soit les articles de bricolage et de jardinage, les produits et matériaux de construction du secteur du bâtiment, etc.) ;
  • Un tiers lieu pour mettre en avant le tri, le réemploi, l’anti-gaspillage alimentaire et l’éducation à la redirection écologique (celui-ci accueillera notamment un espace de revente de déchets d’équipements électriques et électroniques) ;
  • Un nouveau centre de tri des emballages pour répondre à l’extension des consignes de tri.

En complément, le SMITOM envisage et soumet au débat :

  • Une éventuelle troisième ligne de valorisation énergétique des déchets ménagers à haut pouvoir calorifique (quantité d’énergie dégagée lors de leur combustion) sur le site existant ;
  • Un éventuel équipement de tri mécanisé plus performant et manuel des encombrants, dont les modalités de réalisation et la structure dépendent de la création, ou non, de la troisième ligne de valorisation énergétique.

L’objectif de la concertation est le SMITOM dans ses futurs choix et les modalités de réalisation de ces projets. 

Pour retrouver l’ensemble des informations liées au projet et à la concertation, un site Internet a été ouvert https://concertation-lombric.com/ sur lequel le public peut déposer des questions, avis, contributions via le formulaire dédié disponible dans la rubrique Je participe.

La nappe des calcaires de Champigny est un patrimoine naturel régional et une ressource stratégique pour l’approvisionnement en eau potable (AEP) d’un million de franciliens. Elle est aussi prélevée par une quinzaine d’industriels et 84 exploitants agricoles.

En ce début d’année 2023, face au manque de pluie, il est temps pour chacun d’économiser l’eau de la nappe du Champigny.

Ce n’est pas un scoop, il a peu plu sur la Brie cet hiver. Après des pluies inférieures à la normale entre novembre et janvier, il n’est pas tombé une goutte d’eau en février sur la partie Ouest du territoire et seulement quelques millimètres sur la partie Est !

Conséquence la plus visible, c’est l’état de sécheresse des sols, qui est particulièrement préoccupant pour le bassin parisien. C’est donc problématique pour les cultures d’hiver qui ont du mal à pousser et à mobiliser l’azote pourtant présent dans les sols, et pour les cultures de printemps qui n’ont pas encore pu être implantées. Les prochains millimètres de pluie leur bénéficieront.

Pour la nappe du Champigny, il n’y a eu cet hiver aucun signe de remontée de son niveau, ou furtif et très localisé. Et le niveau va continuer à baisser jusqu’à l’hiver prochain. Les hydrogéologues sont catégoriques : sur les 44 ans de suivi du niveau de la nappe du Champigny, il est très rare qu’elle commence à se recharger après le mois de février. Les pluies de printemps et d’été seront interceptées par les plantes et le sol. Sauf pluies exceptionnelles, comme en juin 2016, les pluies à venir ont très peu de probabilité de recharger la nappe. C’est donc une année 2023 très tendue pour la nappe. Chacun va devoir collectivement vivre sur les stocks et faire dès à présent toutes les économies et les arbitrages possibles.

Deux piézomètres servent de référence pour suivre le niveau de la nappe du Champigny sur 2600 km² et déclencher des mesures de restriction si le niveau passe sous les seuils d’alerte (en jaune et orange sur les graphiques ci-après) puis de crise (en rouge) : à l’Ouest du territoire à Montereau-sur-le-Jard, et à l’Est, à Saint-Martin-Chennetron. Il y a 2 secteurs parce que les contextes Ouest et Est sont très différents à la fois par la géologie et par les usages de la nappe. D’ailleurs, les situations sont bien différentes en 2023.

Sur la zone Est, le niveau de la nappe est déjà passé sous le seuil de vigilance, et sans recharge, devrait atteindre le seuil d’alerte début avril. Des restrictions d’usage devraient alors être annoncées par le Préfet, comme l’interdiction d’arrosage des pelouses, espaces verts, terrains de sports ou potagers. Qui utilise l’eau de la nappe dans ce secteur et est concerné par ces économies ? Les communes qui ont encore un forage ou sont alimentées par un forage de la zone et leurs habitants, les irrigants et les gestionnaires des réseaux d’eau potable.

Compte tenu de la structure géologique de la nappe, il faut savoir que les restrictions n’empêcheront pas à elles seules que le niveau baisse, en revanche elles retarderont l’atteinte du seuil de crise. D’autant qu’on ne sait pas de quoi sera fait l’hiver suivant ! L’objectif de toutes les économies doit être de retarder le phénomène en limitant autant que possible les pompages dans la nappe, et ce dès à présent. Il faut donc agir maintenant.

Le secteur Ouest de la nappe a fait l’objet dès 2005 d’une concertation menée par AQUI’ Brie avec tous les usagers de la nappe, parce qu’elle est très sollicitée pour l’AEP et a connu des périodes de crise. Avec l’appui d’un modèle mathématique, les usagers ont testé différents modes de gestion de la nappe. Au terme de cette étude, le secteur a été classé dès 2009 en Zone de Répartition des Eaux, les pompages plafonnés, et pour les plus gros, revus à la baisse. Cette gestion quantitative a permis année après année de faire remonter le niveau d’environ 1,3 mètre au-dessus du seuil de vigilance.

Cette tranche d’eau, capitalisée sur le long terme, devrait permettre de tenir le coup en 2023 sans restriction. Mais ici non plus, on ne sait pas de quoi sera fait l’hiver prochain ! Donc même s’il n’y a pas d’obligation règlementaire à réduire les pompages, il faut que tous les usagers de la nappe mettent tout en oeuvre pour économiser l’eau !

Après un été sec, on connait un hiver très sec, et rien ne dit qu’on ne va pas encore connaitre un été puis un hiver sec. Sur les 44 ans de données disponibles à la station Météo-France de Melun-Villaroche, il y a déjà eu plusieurs hivers déficitaires en eau, par exemple sur la période 1989-1992. Et il est à craindre que ces phénomènes seront amplifiés et plus fréquents à l’avenir à cause du dérèglement climatique.

Depuis 2001, AQUI’ Brie développe des solutions pour protéger la nappe sur le temps long : accompagnement depuis 20 ans des 221 communes du territoire vers l’abandon des pesticides, végétalisation et renaturation des espaces (trottoirs, gare, cimetière…), solutions fondées sur la nature, gestion quantitative du secteur ouest. En 2020, AQUI’ Brie a lancé le projet #Champigny2060, pour co-construire avec les acteurs du territoire des solutions d’adaptation pour la nappe du Champigny au climat de 2060. De la réutilisation des eaux usées traitées aux retenues d’eau de drainage, en passant par les économies d’eau grâce aux Outils d’Aide à la Décision en irrigation ou à des variétés de cultures adaptées aux aléas, les participants à #Champigny2060, cherchent et évaluent des solutions locales adaptées.

Depuis plus de 30 ans, les experts du GIEC nous alertent sur les conséquences du dérèglement climatique dans notre vie quotidienne. Cette fois-ci, on y est. En 2023, sur le territoire de la nappe du Champigny, nous risquons d’en arriver aux conflits d’usage, entre approvisionnement en eau potable et irrigation des cultures, entre eau pour les seine-et-marnais et pour les autres franciliens, entre production de gaz et production alimentaire. La raréfaction de la ressource en eau impose de réfléchir à la sobriété dans tous les secteurs et à la répartition de l’eau entre les usages. Pour passer le cap de 2023, il faut agir cette année, et pérenniser ces actions sur le long-terme, car ces événements climatiques vont se reproduire plus souvent.

Pour en savoir plus : www.aquibrie.fr

Le saviez-vous ? Près d’un tiers de nos déchets récoltés dans nos poubelles sont d’origines organiques. Non triés, ces déchets se retrouvent mélangés avec d’autres déchets non-organiques et sont éliminés par incinération ou encore mise en décharge alors qu’ils représentent une ressource importante en matière et en énergie.

Afin de réduire de vos ordures ménagères et permettre la réutilisation de déchets organiques en compost nourrissant pour vos extérieurs, le composteur individuel est une solution simple à mettre en place.

Dans le cas où vous résidez en maison ou si vous pratiquez le compostage partagé, l’installation d’un composteur est un geste éco-responsable qui vous permettra de réduire considérablement le poids de votre poubelle. Vous n’avez plus à la sortir aussi souvent et les mauvaises odeurs sont évitées. De plus, le compost obtenu peut être utilisé pour vos plantes d’intérieur, votre potager ou votre jardin. 

La mise à disposition par le SMITOM-LOMBRIC d’un composteur gratuit en 2023 pour tous les foyers résidant en habitat individuel anticipe la mise en place dès le 1er janvier 2024, du compostage obligatoire. Ainsi, plus de foyers auront demandé leur composteur, moins de déchets biodégradables seront collectés par le SMITOM-LOMBRIC, ce qui allègera d’autant la facture.

Vous êtes d’ores et déjà convaincu et souhaitez passer au compostage dès cette année ? Le SMITOM-LOMBRIC vous propose d’obtenir un composteur gratuitement.

Il existe cinq types de composteurs disponibles selon la composition de votre foyer et la taille de votre jardin : trois modèles en bois (de 300, 400 ou 600 litres) et deux modèles en plastique (de 345 ou 620 litres). Pour demander son composteur, il suffit de se rendre sur le lien ci-dessous et après réservation, un agent du SMITOM-LOMBRIC prendra contact avec vous. Une date de livraison vous sera proposée. Le composteur sera livré et monté à votre domicile, gratuitement.

L’agent vous remettra une charte, vous engageant à recevoir un agent du SMITOM-LOMBRIC une fois par an à votre domicile, afin de permettre le suivi du projet.

Dans la semaine du 9 janvier, des travaux visant à sécuriser la promenade vont avoir lieu en Forêt régionale de Bréviande. Ils se termineront au plus tard fin février. Ils sont pilotés par l’Agence des espaces verts de la Région d’Île-de-France (AEV), aménageur et gestionnaire du site.

Le chantier se déroulera sur l’ensemble de la forêt. Il consistera à retirer ou élaguer les arbres situés en bordure des chemins et en lisière de la propriété régionale, et identifiés comme potentiellement dangereux : vieillissants, malades, blessés, fragilisés par les aléas climatiques, avec des risques de chute de branches ou de l’arbre lui-même en cas de coup de vent. Cette intervention a été décidée suite à la dernière tournée de sécurité.

Chaque année, les  techniciens forestiers de l’AEV effectuent des « tournées de sécurité », pour vérifier que les arbres situés le long des allées et des chemins ouverts à la promenade ou en bordure des habitations, ne posent aucun souci de sécurité. Cette évaluation vise aussi à pérenniser, conserver, voire développer le patrimoine arboré. Le diagnostic s’appuie sur le repérage de signes extérieurs de traumatisme : zones attaquées par des champignons lignivores, « tenue » de l’arbre (l’affaissement d’un arbre au-dessus d’un chemin peut présenter un danger), altération de l’écorce et/ou des feuilles… Dans de rares cas, une étude phytosanitaire peut s’avérer indispensable pour compléter ce diagnostic.

La programmation de travaux de  sécurité découle de ces diagnostics, avec des interventions comme l’abattage et l’élagage des arbres concernés.

Pour la sécurité de tous, il est recommandé de se tenir éloigné du chantier pendant les travaux. 

L’Agence des espaces verts se tient à votre disposition pour répondre à vos questions :

https://www.aev-iledefrance.fr/offres-et-accompagnement/nous-contacter

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