En quoi consiste le Marathon Pour Tous des Jeux Olympiques de Paris 2024 ?

Il s’agit d’une épreuve sportive ouverte au grand public qui aura lieu dans la nuit du 10 au 11 août 2024. Organisé sur le tracé du marathon olympique qui se déroulera le 10 août pour les athlètes hommes et le 11 août pour les athlètes femmes, le Marathon Pour Tous regroupe 20 024 participants issus du monde entier. Les participants auront pour but de parcourir 42,195 km sur une boucle reliant Paris à Versailles et retour

Comment s’est déroulée la phase de sélection ?

Nous nous sommes engagés sur plusieurs défis sportifs lancés entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2023. Ces épreuves sportives étaient ouvertes aux athlètes amateurs du monde entier. Chacune d’elles regroupaient en moyenne 50 000 participants. Les participants ayant complété chaque défi étaient ensuite tirés au sort pour avoir une chance de participer au Marathon pour Tous.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous inscrire à cet événement ?

J’ai été attirée par l’opportunité unique de participer à cette grande manifestation sportive que constituent les Jeux Olympiques. C’est également la première fois dans l’histoire des Jeux qu’un marathon est ouvert au grand public. Avec la ferveur des spectateurs et les nombreuses animations prévues tout au long du parcours, je m’attends à vivre un moment féérique. Je souhaite aussi transmettre un message de persévérance à mes deux enfants, leur montrer qu’il y a beaucoup d’aspects positifs à se challenger. Enfin, j’aimerais faire la fierté de mon papa qui est atteint de la maladie d’Alzheimer depuis quelques années maintenant.

J’ai donc décidé de me lancer un défi à la fois sportif et solidaire…

Comment vous préparez-vous au marathon ?

Je m’appuie notamment sur les plans d’entraînements élaborés par des coachs de la Fédération Française d’Athlétisme qui ont été mis à ma disposition. Vous pouvez d’ailleurs retrouver ces plans sur le site marathonpourtous.paris2024.org. J’ajuste ces entraînements en fonction de mon état physique. Étant de nature sportive, je pratique aussi d’autres sports qui viennent compléter ma préparation : la natation, à la piscine Laure Manaudou de Melun, le yoga, avec le club Sport Famille Plaisir de Saint-Fargeau-Ponthierry, et la randonnée, que je pratique en forêt de Fontainebleau ou chez mon papa dans le Cantal. Je fais aussi attention à avoir une alimentation saine et équilibrée et à être suffisamment reposée.

Vous souhaitez profiter de cet évènement pour défendre une cause qui vous tient à cœur. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Mon papa étant atteint de la maladie d’Alzheimer, il m’est apparu comme une évidence de m’investir pour sensibiliser les citoyens aux enjeux liés à cette maladie. J’ai donc décidé de me lancer un défi à la fois sportif et solidaire : courir le marathon Pour Tous et collecter des fonds pour soutenir la recherche sur Alzheimer en m’engageant auprès de la Fondation Recherche Alzheimer. J’ai créé une cagnotte en ligne dont l’argent collecté sera directement reversé à la Fondation. La cagnotte est ouverte jusqu’au 10 août à l’adresse www.alvarum.com/laurencecouturier 

Pourquoi avez-vous décidé d’accueillir ces artistes en résidence dans votre commune ?

Philippe Charpentier : « Nous avons été très enthousiaste quand la Communauté d’Agglomération nous a proposé ce projet. Comme beaucoup de villages, nous sommes très éloignés des structures et des services culturels, donc nous sommes preneurs de ce type d’actions. »

En quoi consiste ce projet de résidence artistique ?

Sylvain Dubos : In Fine est une compagnie artistique de Rouen que nous avons fondée il y a 10 ans. Nous essayons de mettre en place un langage artistique qui croise deux disciplines : la musique et la danse aérienne, sur des surfaces verticales. La résidence artistique s’appelle «  LIGNE[S]  », l’objectif est de travailler sur différents types de lignes : lignes architecturales, lignes de vies, lignes d’écritures, lignes téléphoniques, … qui viendront s’articuler autour du territoire qui nous accueille. Chaque ligne sera associée à un artiste invité, nous travaillerons avec trois plasticiens et une écrivaine. Les ateliers avec les habitants prendront la forme de peintures avec le jeune public, ou d’écriture de poèmes avec les personnes âgées ; ou encore la création de musiques. Nos danseurs pourront ensuite s’inspirer de ces travaux pour les restituer en mouvement lors d’une représentation avec les habitants.

Qu’espérez-vous transmettre aux habitants ?

Philippe Charpentier : « Dans nos communes, les liens entre les habitants se font souvent via les enfants, autour des spectacles de fin d’année ou des animations qui leur sont proposées, qui sont des moments fédérateurs pour les familles. Cette résidence sera l’occasion de faire se rencontrer les habitants autour d’une pratique artistique et rompre les barrières de l’âge. A Limoges-Fourches, 120 des 600 habitants ont entre 3 et 10 ans, il est important de leur proposer des activités d’éveil artistiques. Nous souhaitons développer des animations culturelles, notamment dans l’église de Limoges- Fourches qui a été rénovée il y a deux ans. »

Laisser une trace de notre passage sur le territoire

Sylvain Dubos : « Nous aimerions leur transmettre le processus créatif, autour d’une ligne narrative, d’une ligne chorégraphique ou musicale ; qui in fine aboutissent à un spectacle. Nous souhaitons également les faire se rencontrer autour de cette idée de «  lignes téléphoniques  », qui créera un réseau social sans téléphone, et qui pourrait croiser des publics qui n’ont pas pour habitude de se côtoyer. Nous espérons également que les oeuvres travaillées avec les plasticiens pourront laisser une trace de notre passage sur le territoire. »

Quel est le profil des femmes qui viennent frapper à la porte de votre association ? 

Ce sont des femmes de tous milieux et de tout âge ; mais l’on constate un rajeunissement. Avant même la majorité, des jeunes femmes subissent des violences de toutes sortes, extrêmement dures. Nous le constatons quand nous intervenons auprès des 18 -25 ans au sein des missions locales. C’est pour cela que notre association propose à la fois d’accompagner les femmes victimes de violences et de faire des actions de prévention sur le sexisme auprès des jeunes.  Nous y parlons d’égalité femmes-hommes, de cyberviolence et de harcèlement.

Que viennent-elles y chercher ? 

Elles peuvent avoir été orientées par la gendarmerie, la police, un travailleur social… D’autres viennent d’elles-mêmes. Le premier contact est souvent par téléphone, nous commençons par les accueillir et les écouter. Nous leur proposons des solutions, les femmes choisissent à leur rythme. Quitter le domicile conjugal est difficile, les enfants sont souvent un frein. Il faut le temps de la prise de conscience, cela fait partie du cheminement et nous ne forçons rien. Il peut y avoir des aller-retours. Plus la violence est ancrée, plus il est long de sortir de l’emprise de l’auteur des violences. Aux Assises organisées par Melun Val de Seine, une victime qui a bénéficié de l’accompagnement de Paroles de Femmes- Le Relais est venue témoigner et nous remercier. C’est touchant, et très courageux. Il est très difficile de parler de violences hors du champ de l’intime. A l’association, elle a été entourée et elle a pu parler.

Que leur proposez-vous pour les aider à quitter le conjoint violent ? 

Nous avons des situations d’urgence où nous les orientons vers les hébergements d’urgence du 115. Certaines victimes se font héberger chez des proches. L’association propose aussi des hébergements, qu’elle loue à des bailleurs sociaux et privés. Certaines ont les ressources économiques, psychologiques, familiales suffisantes pour louer dans le privé, nous les aidons simplement à trouver. Ces différents types d’hébergement s’adaptent à différentes situations.

Comment accompagnez-vous les victimes qui veulent porter plainte ?

Les procédures sont longues. Les victimes peuvent être accompagnées. La création et le développement de la fonction d’Intervenant Social en Commissariat et Gendarmerie est très positive. Ils sont formés à accueillir la parole des victimes, forment les policiers et gendarmes. Heureusement, avant d’arriver à un jugement, beaucoup d’autres outils existent pour protéger les victimes, comme les ordonnances de protection et les bracelets anti-rapprochement.

Bio EXPRESS

Juillet 1990 Diplôme de droit public et maîtrise de droits des affaires

Janvier 2020 Directrice Générale de l’association Paroles de Femmes – Le Relais

Juillet 2022 Trésorière de l’Union régionale Solidarité Femmes Île-de-France

Paroles de Femmes – Le Relais

L’association Paroles de Femmes – Le Relais est une association membre de la Fédération Nationale Solidarité Femmes. Elle a pour objet de lutter contre les violences faites aux femmes et en particulier les violences conjugales et de favoriser la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes. L’association est reconnue référente Violence Conjugale !

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Un élu, une compétence : Pascal Gomes

Un élu, une compétence : Michel Robert



Eesah Yasuke : « Eesah (à prononcer Issa, ndlr) vient de mon vrai prénom, Isaïah. Quant à Yasuke, ça vient tout droit du premier samouraï noir au Japon, au XVIe siècle. Ça m’a tout de suite parlé.

E.Y. : On peut dire que j’ai de nombreuses influences… et diverses ! Quand j’étais plus jeune, j’écoutais beaucoup de musique africaine, de la rumba congolaise, du coupé décalé… Je n’écoutais pas spécialement du rap. Le premier morceau de rap que j’ai écouté c’était Hasta la vista de Mc Solaar. J’ai aussi beaucoup écouté du rock, avec Muse, Rage against the machine, j’ai même eu ma période métal, avec System of a Down… Aujourd’hui encore, j’écoute de tout, y compris de l’électro et de l’afrobeat, avec un artiste comme Burna Boy, qui est pour moi un artiste complet et rend bien hommage à l’afrobeat de Fela Kuti. Mais j’écoute aussi du Chopin, ça me détend.

E.Y. : J’écris tous mes textes mais je ne compose pas. C’est ma volonté. Je préfère bien m’entourer pour ça. Et faire appel à des musiciens différents à chaque fois. Cela permet de ne pas être dans l’ennui et la redondance. Par ailleurs, j’ai aussi beaucoup évolué depuis « Cadavre exquis », mon premier EP. Après, je n’exclus pas de faire au moins une production sur le prochain album, ce serait un challenge.

E.Y. : Le rapport direct avec le public change tout ! Il me faut aborder la musique différemment. Quand j’écris, c’est très intime, très intimiste. Quand une idée devient un objet, quand un texte devient une chanson, ça ne nous appartient plus. Et pour transmettre cet objet, il faut se mettre dans un état particulier, il faut obligatoirement créer un lien avec le public pour qu’il puisse le recevoir.

« Je me suis tournée vers le rap pour m’exprimer. J’ai repris l’écriture mais cette fois pour interpréter mes textes »

E.Y. : Oui, en 2019. C’est à partir de là que j’ai repris l’écriture. Dans le même temps, je me suis tourné vers le rap pour m’exprimer. J’ai repris l’écriture mais cette fois pour interpréter mes textes, c’était une évidence. Ce qui n’était pas le cas auparavant quand, plus jeune, j’écrivais des poèmes à l’âge de 14 ans, quand j’ai été placée en foyer.

E.Y. : Mon passé, ce que j’ai vécu, tout cela m’a forgé en tant que personne, c’est sûr. Et naturellement cela a influencé et influence toujours mon écriture.

E.Y. : Je travaille déjà sur un autre morceau qui fera partie d’un prochain EP. Je vais poursuivre également les tournées. On ne sera pas sur une soixantaine de date, comme l’année dernière, mais on va redémarrer plus doucement, de façon à pouvoir laisser faire le travail de création… Car j’ai un projet d’album, mon tout premier. J’ai beaucoup évolué et il sera complètement nouveau par rapport à ce que j’ai pu faire jusqu’ici. »


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