Dans les années 80, les industries présentes sur le site Saint Louis, à Dammarie-lès-Lys ont fermé, laissant un peu plus de 100 hectares dont une grande partie en friche. Plusieurs projets d’aménagement ont ensuite été envisagés, à la recherche d’un équilibre économique tenant compte des réglementations de dépollution.
Une telle surface est aujourd’hui rare en Ile-de-France, et son emplacement à proximité du Pôle Gare en restructuration en font un emplacement stratégique pour de l’activité économique. Sa situation en bord de Seine permet également d’envisager une vocation de transport fluvial.
Lancement des préparatifs avant le chantier
C’est pour cette raison, et dans le cadre de sa politique de reconversion des friches, que l’Agglomération s’est emparé du projet en le déclarant d’intérêt communautaire, en avril 2024, puis, en février 2025, en approuvant un Projet Partenarial d’Aménagement (PPA) reltif au quartier Saint-Louis et ses abords, d’une durée de 10 ans, ayant pour signataires l’État, la Région Île-de-France, le Département de Seine-et-Marne, la Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine, la Commune de Dammarie lès-Lys,HAROPA PORT et l’Établissement Public Foncier d’Île-de-France.
Dans un 1er temps, et jusqu’en 2028, une phase de concertation et d’analyse permettra de poser les bases du projet et de définir les étapes clés, avant d’aboutir à une mise en œuvre opérationnelle.
Le Maire de Dammarie-lès-Lys et Vice-Président délégué à l’aménagement du territoire communautaire Gilles Batail s’est félicité, lors de l’adoption de cette délibération au conseil, du nouvel élan donné par le Président Franck Vernin à ce projet structurant pour Melun Val de Seine.

© CAMVS
Le projet est évoqué depuis 2013 mais, cette fois-ci, le futur quartier Bords de Seine devrait bien sortir de terre d’ici dix ans. C’est la ferme volonté affichée par tous les signataires du traité de concession d’aménagement réunis le 25 mars 2024 à la mairie de Saint-Fargeau-Ponthierry.
« Proche de la route départementale 607, l’ex Nationale 7, et du réseau ferré, le site industriel Leroy s’est développé de 1912 à 1982 », a tout d’abord rappelé Séverine Félix-Boron, maire de Saint-Fargeau-Ponthierry. Ainsi, depuis des décennies, une friche industrielle occupe les bords de Seine, même si une première étape de requalification a eu lieu dès 2011 avec la transformation de l’ancienne usine Leroy en un espace culturel nommé Les 26 couleurs.
Un projet en concertation avec les habitants
Ces dernières années, sur l’ensemble de la friche industrielle, différents projets se sont succédé. « Les sites de Henkel et Leroy représentent plus de 41000 m2 » a détaillé Séverine Félix-Boron. Au gré des politiques successives, des objectifs de 800, 1 200 voire 1 500 logements ont ainsi été envisagés avant que la municipalité actuelle se positionne pour élaborer un projet plus équilibré, en concertation avec les habitants.
Des études ont démontré qu’il fallait traiter le projet dans sa globalité et privilégier les solutions proposant de la mixité dans le logement tout en répondant aux défis que sont l’emploi et l’équipement. « 595 logements seront construits, dont 405 sur le site Henkel. Un projet qui bénéficie d’un fonds friche de 3,5 millions d’euros et de 700000 euros d’aides de la Région » a poursuivi la maire.
« On ne construit plus comme il y a quinze ou dix ans, a expliqué Jean-Philippe Dugoin-Clément, vice-président de la Région Ile-de-France chargé du logement et de l’aménagement durable. D’autant que la loi Zan, zéro artificialisation nette, a considérablement changé la donne. C’est plus cher et plus contraignant. »
L’Agglomération sera au rendez-vous
« Le traité de concession signé aujourd’hui marque une étape importante pour notre communauté, en termes de reconquête de friches industrielles, d’habitat et d’activités », a ainsi souligné Franck Vernin, président de Melun Val de Seine.
En effet, ce projet est également d’intérêt communautaire et l’Agglomération sera au rendez-vous lorsque ses compétences seront sollicitées, notamment pour la création des réseaux d’eau potable et d’assainissement, l’aménagement des liaisons douces et le développement économique.
« Si, pour la commune, ce nouveau quartier sera un trait d’union entre le centre-ville et la Seine, pour l’agglomération, ce projet s’inscrit parfaitement dans son projet de territoire Ambition 2030 », a déclaré Thierry Ségura, président de la Société Publique Locale Melun Val de Seine Aménagement. « Un projet pour lequel la présence de partenaires est essentielle, avec 30 millions d’euros investis, 19 millions d’euros de recettes et de subventions et 11 millions d’euros supportés par la ville de Saint-Fargeau-Ponthierry », a-t-il poursuivi en indiquant que d’autres financements seraient possibles.
Un point confirmé par Jean-Philippe Dugoin-Clément : « Ce projet, sur un site exceptionnel, historique et patrimonial, et dans un écrin en bord de Seine, peut bénéficier d’aides en matière de logements sociaux ou de politique environnementale. Un contrat d’aménagement régional peut également être signé entre la commune et la Région, pour 1 million d’euros, ou 2 millions d’euros, s’il est signé entre la Région et la Communauté d’Agglomération. »
La Communauté d’agglomération a commencé ces travaux de requalification en 2022 : ils se déroulent en trois phases sur trois secteurs, d’ici fin 2024, pour un montant de cinq millions d’euros. La phase 2 des travaux, de mai à octobre 2023, concernaient la rue Ampère, rue Héroult et le giratoire Gay-Lussac. Les piétons, les cyclistes et les personnes à mobilité réduite bénéficieront de trottoirs aux normes et des arbres seront plantés (au premier semestre 2024).
Des élus ont entrepris une visite de chantier en phase opérationnelle, le 23 octobre en soirée, afin de voir l’avancée des travaux, et particulièrement la réalisation des enrobés sur la voirie principale, qui se déroulent la nuit, pour gêner le moins possible les riverains et les commerçants.
Franck Vernin, Président de l’agglomération et Maire du Mée-sur-Seine, Thierry Segura, vice-président en charge de la voirie et du stationnement et Maire de Boissettes, Sylvain Jonnet, conseiller communautaire et élu à Dammarie-lès-Lys et Fatima Aberkane-joudani conseillère communautaire et élue à Vaux-le-Pénil étaient présents.
Le saviez-vous ?
Les enrobés sont composés de 20% de bitume recyclé et sont posés à une température tiède, 120°C (contre 180°C habituellement) ce qui permet de réduire l’empreinte carbone de ces travaux. Il faut savoir que le bitume, comme le verre, peut se recycler à l’infini.
Les prochaines phases de chantier :
– 1er semestre 2024 : fin de l’aménagement du giratoire et espaces verts,
– été 2024 : travaux de la rue Foucault et de la rue Louis-Charles Vernin.
Tous les 2 ans, la Région Île-de-France distingue avec le label « Ville amie des animaux », de 1 à 3 pattes, les communes franciliennes qui agissent pour la protection des animaux de compagnie, contre leur maltraitance et leur abandon. 21 nouvelles communes ont été labellisées en 2024.
Ce mardi 19 novembre 2024, le label « Ville amie des animaux » a été remis à Julien Aguin, maire de Voisenon et Françoise Lefevbre, maire de Rubelles, lors d’une soirée au Conseil Régional, en présence notamment de la marraine de cette 3e édition Sophie Davant, de la présidente de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse et de Sophie Deschiens, déléguée spéciale à la Région circulaire et amie des animaux.
Ouverture du prochain appel à candidatures : entre fin 2025 et début 2026.

Dessinée par Edouard Albert, un ancien élève de Le Corbusier, la résidence Plein Ciel est composée de trois ailes, les ailes A et B, construites en 1966, et l’aile C, réalisée en 1980, qui regroupent au total 313 logements, soit plus de 800 habitants. Elle comprend également une galerie commerciale, installée de plain-pied, qui abrite 33 locaux d’activités. Etendue sur 2,4 hectares, c’est aussi la plus grande copropriété de l’agglomération de Melun Val de Seine.
Depuis, l’ensemble a vieilli et doit se moderniser. La copropriété a été placée sous le statut de plan de sauvegarde, un dispositif qui vise avant tout à redresser la gestion de la copropriété et permet de requalifier la résidence grâce à des travaux conséquents qui n’avaient pas pu être réalisés auparavant. Ce plan de sauvegarde a été élaboré en lien avec le Nouveau programme de rénovation urbaine (NPRU) pour une durée de cinq ans.

Concrètement, les premiers travaux de mise en sécurité du bâtiment seront lancés en mars 2023 pour une durée d’environ 9 mois. Après la pause des échafaudages, un moment de convivialité et d’échanges entre copropriétaires a officiellement lancé l’opération, samedi 18 mars. Objectif : sécuriser les escaliers de secours et les passerelles reliant les trois ailes. Le coût total des travaux s’élève à 2,9 M€, financés à 93% par des aides publiques : 2,2 M€ par l’Agence nationale de l’habitat, 350 000 € par le Conseil Régional d’Ile-de-France et 200 000 € par la Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine.
Dans un second temps, un programme de travaux globaux de requalification/réhabilitation du bâti sera réalisé afin de remettre aux normes et au goût du jour ce bâtiment emblématique.